Nous étions 500 dans la rue, malgré une nouvelle interdiction de manifester sur la place de la Comédie par le préfet, déterminés à dire stop au génocide à Gaza!
« Avant de commencer, je tiens à rendre hommage à un compagnon de lutte, un collègue, un syndicaliste, un militant infatigable, que de nombreuses personnes connaissent ici et qui était à nos côtés aussi longtemps que ses forces le lui permettaient. Il aurait été là encore aujourd’hui. Richard Abauzit, gilet jaune, pilier du rond point des Près d’Arènes, combattant contre les injustices, est mort avant hier emporté par une longue maladie qui nous inflige une perte immense. Pour honorer son combat sans relâche nous jurons de ne jamais baisser la garde avant que le peuple palestinien soit enfin libéré !
Alors que 97% des écoles de Gaza ont été détruites ou endommagées, 600 000 enfants viennent d’entamer leur troisième année sans école. Ce prétendu cessez le feu est une escroquerie, l’armée de Netanyahou et les colons continuent à massacrer des centaines de civils, à les affamer, comme ils l’ont fait depuis 2 ans, et en détruisant systématiquement les écoles, les hôpitaux. Cet anéantissement méthodique d’une population et d’enfants sans défense a été rendu possible par les dirigeants complices dont notre propre président Macron.
Mais ils ne sont pourtant pas parvenus à briser ni la résistance des palestiniens, ni l’expression de la solidarité mondiale des peuples envers eux.
Pourtant des jeunes, des militants, des syndicalistes, des universitaires, des responsables politiques ont été et sont encore ciblés par des sanctions, des menaces, des intimidations, des interdictions organisées par les gouvernements Macron et ses relais locaux.
Remise en cause permanente des libertés d’expression, de manifester, syndicales, comme aujourd’hui où une nouvelle fois la manifestation est interdite sur la Comédie par le préfet,
Cette solidarité par les manifestations, les actions, les blocages de transports d’armes, les flotilles, tous unis contre le génocide. Nous saluons la grève en Italie appelée par les syndicats contre le budget de guerre de leur gouvernement et pour la rupture des liens économiques et militaires avec Israel.
Je voudrais citer une syndicaliste palestinienne, qui est intervenue au meeting international contre la guerre le 5 octobre au sujet de cette solidarité mondiale et de ce qu’elle traduit: « c’est la prise de conscience que tant que les Palestiniens vivront sous le joug de l’oppression, il n’y aura pas de liberté pour les peuples du monde »
C’est ça le syndicalisme, c’est ça le mouvement ouvrier, c’est ça l’internationalisme, et c’est ça notre ADN au SNUDI FO!
Au moment où le bruit des bottes résonne de plus en plus fort, où l’argent coule à flot pour l’armement alors que l’école et les services publics sont privés de tout, où le gouvernement Macron Lecornu veut nous faire accepter de « perdre nos enfants et de souffrir économiquement » comme l’a déclaré le général Mandon au congrès des maires, où l’école est utilisée pour y faire entrer l’armée avec les classes défense et tous les partenariats signés entre l’éducation nationale et l’armée dissimulé par l’engagement citoyen, le SNUDI FO refuse toute militarisation de l’École et d’embrigadement de la jeunesse, le SNUDI FO refuse la marche à la guerre et tout budget de guerre.
Et nous réaffirmons plus que jamais que les massacres et les bombardements doivent s’arrêter en Palestine, que le blocus de Gaza doit être levé, et qu’un véritable cessez-le-feu doit être mis en place et respecté, et surtout, surtout, arrêt des livraisons d’armes par la France !